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Vendredi 25 juillet 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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Racket et bizutage


Comment lutter contre la violence à l'école ?

Dès le plus jeune âge, il est essentiel d'apprendre à refuser tout troc, même le plus anodin. Bien sûr, le dialogue est primordial, mais n'est pas toujours suffisant. 
Certains de vos camarades ou vous-même pouvaient être confrontés à ces problèmes de bizutage ou de racket. Ces signes doivent vous alerter : repli sur soi, besoin frénétique d'objets avant de partir à l'école, troubles du sommeil, bêtises inhabituelles...

Le bizutage : en parler au chef d'établissement


Pourtant vécues parfois quotidiennement, beaucoup d'incivilités sont répressibles. Par exemple, la loi interdit le bizutage. Il peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire, voire même d'une action en justice.
Selon l'article 255-16-1 du code pénal : "Hors les cas de violences, de menaces ou d'atteintes sexuelles, le fait pour une personne d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d'emprisonnement et de 50 000 F d'amende."

En cas d'actes humiliants ou dégradants, vous devez vous plaindre auprès du chef d'établissement qui devra signaler les faits au procureur de la République.  

Le racket : ne pas se taire


De même, s'il y a racket à l'intérieur ou à la sortie de l'école, le chef d'établissement doit être le premier informé directement ou par un conseiller d'éducation, une assistante sociale ou un professeur. Le chef d'établissement pourra alors mener l'enquête et prendre des sanctions disciplinaires contre les racketteurs.

Il peut également, tout comme vos parents, faire intervenir la police en portant plainte. Si la demande auprès du chef d'établissement reste sans effet, il y a possibilité de faire appel à l'inspecteur d'académie, au recteur, ou en dernier recours, au médiateur académique.

Renseignements pratiques :


Si vous n'osez pas en parler à quelqu'un de votre connaissance ou au sein de votre collège, appeler les services d'appel dédiés à ces problèmes de violence. Ils vous écouteront et conseilleront.
voir rubrique A votre Ecoute

+ Médiateur académique, correspondant départemental : www.droitsdesjeunes.gouv.fr
+ SOS violences : 0 810 55 55 00
+ Jeunes violence écoute : 0 800 20 22 23
+ Fil santé jeunes : 0 800 235 236
+  Allô enfance maltraitée : 0 800 05 4141

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