Sortir dans le 92 : Musique, Danse, Concerts, Spectacles de danse, Festivals
Samedi 30 août 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

HAUTS DE SEINE.NET Le conseil général à votre service - retour accueil
 

Tous les loisirs

 Ecouter
Envoi à un ami
LA DÉFENSE JAZZ FESTIVAL

Concours "Jazz à la Défense" : parole au juré


"La Défense sur une carte de visite, ça peut peser très lourd !", explique Pascal Anquetil, LE monsieur Jazz en France, également juré au Concours national de jazz de la Défense. Rencontre.


À l’image d’un jardinier avisé, Pascal Anquetil sélectionne chaque année les meilleures pousses de solistes et d’orchestres de jazz. Sa pépinière ? L’Hexagone tout entier.

- Hauts-de-Seine.net : Depuis combien de temps êtes-vous membre du jury pour ce grand concours de jazz ?
- Pascal Anquetil :
Depuis 1989. Oui, je sais, je suis un des derniers jurés de cette génération ! Désormais, je fais un peu office de vieux sage au sein de l’équipe…

- HdS.net : En tant que juré expérimenté, que pourriez-vous dire de votre rôle ?
- Pascal Anquetil :
Être membre d’un jury, cela signifie exercer son talent d’auditeur pour repérer les personnalités fortes parmi de nombreux solistes ainsi que des orchestres. Vous savez, nous nous occupons d’un concours et j’insiste sur ce mot. Les jeunes talents sont en compétition, nous sommes là pour les départager.


- HdS.net : À partir de quels critères arbitrez-vous cette compétition ?
- Pascal Anquetil :
Technique, présence scénique, qualité des compositions sont prises en compte. Mais au final, chacun juge en fonction de sa subjectivité. Personnellement, j’attache beaucoup d’importance au son et à la personnalité du soliste ou du groupe. Une forte identité, ça se repère au bout de quelques minutes de concert. Certains ont tellement la rage de convaincre le jury que leur potentiel éclate littéralement aux oreilles de leurs auditeurs.


- HdS.net : L’impact, la force de conviction, c’est le conseil que vous donneriez à un groupe en compétition ?
- Pascal Anquetil :
Les différentes formations sont toutes jugées sur la même durée, c’est-à-dire 30 minutes, il faut donc rentrer directement dans le vif du sujet. Si un groupe perd du temps avec une introduction trop longue par exemple, la suite de son set est évidemment compromise… D’un autre côté, lorsque l’on écoute les meilleurs, 30 minutes, ça peut paraître très court.


- HdS.net : Les meilleurs, à qui pensez-vous justement ?
- Pascal Anquetil :
Jean-Loup Longnon, Lionel Belmondo ou Erik Truffaz… Autrement dit, tous ceux qui font le jazz français d’aujourd’hui. En plus de vingt ans de sélection, je ne pense pas que nous soyons passés à côté d’un jeune talent. La Défense, comme l’appellent tous les musiciens, c’est le tournoi qui compte le plus pour un jeune jazzman français. Sans prétention, avoir été sélectionné à la Défense, sur une carte de visite, ça peut peser très lourd.


HdS.net : Quelles sont les retombées pour les groupes lauréats ?
Pascal Anquetil :
D’une part, les sélectionnés se voient offrir une aide financière pour produire un album ou préparer une tournée. Ils bénéficient également d’une exposition médiatique conséquente, car de nombreux journalistes de la presse jazz sont présents.
Ensuite, il faut savoir que de nombreux diffuseurs et programmateurs de salles et de festivals sont présents tout au long du festival. Durant le concours, ils font leur petit marché dans ce vivier de jeunes talents. C’est donc à ce moment-là que des groupes ou des solistes peuvent signer pour des dates de concert.

[ En savoir plus ]


Les modalités d'inscription pour participer au Concours national de jazz de la Défense
haut de page haut de page