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Mardi 02 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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Le pont de Neuilly (CP : L. Lazerges)

Les ponts des Hauts-de-Seine


Divers par leur âge et leur style, les ponts jetés sur la Seine relient les hommes d'une rive à l'autre. Découvrez ces "ouvrages d'art" indissociables de l'histoire des Hauts-de-Seine.

Pont de l'autoroute A 15


Entre Gennevilliers et Argenteuil, le premier des deux ponts de l'autoroute A15 remporta à sa construction, en 1976, le reccord d'Europe des ouvrages courbes en béton précontraint : dans la bassin du fleuve, ses deux travées principales d'une longueur de 172 mètres, font l'économie de piles.

Pont de Gennevilliers


Un temps condamné par le projet de boulevard urbain liant l'A86 au boulevard périphérique, le pont de Gennevilliers fut heureusement épargné.
Certains de ses ornements disparus ont été remoulé à l'identique. Du bleu-violet ou du bleu-vert pour marquer ses arcs, des blancs pour tracer ses croisillons, du jaune d'or pour rehausser les coquilles Saint-Jacques ornant sa structure, lui font une robe resplendissante. La beauté rare de celui qu'on appelle aussi « pont de Lorraine », est soulignée par les murs de pierre obliques flanquant ses culées.

Pont de l'Ile Saint Denis


Sur le petit bras de la Seine, le pont de l'Ile Saint-Denis est un pont urbain qui, comme celui de Suresnes donne au promeneur l'envie de le franchir à pied. Séduisant sous tous les angles, il fit, avant sa remise en peinture de 1994, l'objet d'un gros travail de réhabilitation, délicat et techniquement complet. Une effigie de Sainte Geneviève orne l'ouvrage : native de Nanterre, la jeune fille faisait paître son troupeau sur les prairies de Villeneuve-la-Garenne.

Pont de Clichy


Mis en service en 1975 et 1980, les ponts RATP et routier de Clichy autorisèrent le remodelage radical du fleuve : à la demande du Service de Navigation de la Seine, on supprima l'île Robinson, dont on utilisa la terre (600 000 m3 !) pour combler le bras séparant sa voisine, l'île des Ravageurs abritant le cimetière des chiens, de la rive gauche et d'Asnières. Ce nouvel espace pris au fleuve est devenu parc paysager.

Viaduc ferroviaire d'Asnières


Première liaison ferroviaire française (1837), la ligne Paris-Le Pecq, prolongée jusqu'à Saint Germain-en-Laye, fut tracé à titre d'exemple, pour prouver aux investisseurs la validité de ce moyen de transport révolutionnaire. L'entreprise nécessitait la construction d'un pont sur la Seine. Asnières fut choisie. Soudain désenclavée, la vile vit alors sa démographie exploser et laisser sur place cette des communes voisines non encore desservies par le rail.
A la faveur des journées de 1848, les mariniers l'incendièrent : le train les concurrençait. L'ingénieur Eugène Flachat, impuissant, vit s'écrouler son oeuvre.
En 1852, réutilisant les fondations initiales, Flachat se lance dans la construction d'un pont géant, un pont pionnier de 160 mètres de portée. Ses colossales poutres tubulaires sont en fer puddlé, comme le sera plus tard la Tour Eiffel. Les cent cinquante ouvriers du chantier sont embauchés à la journée. C'est alors la règle. Seule l'élite, un noyau dur de charpentiers spécialistes du métal, reste fidèle à l'entreprise de chantier en chantier.
Le premier, ce pont illustre la remontée spectaculaire des techniques françaises, longtemps à la remorque de l'Angleterre.
L'ouvrage, élargi à mesure de l'augmentation du trafic, put jouer son rôle près de 140 ans, grâce au coefficient de sécurité exceptionnel déterminé par Flachet : la SNCF ne le remplaça qu'en 1979-80. Son successeur en a repris, à son tour les fondations. Et perpétue donc, sous le grondement des rames parcourant ses 10 voies, ce rêve concret d'échange et d'harmonie qui est la marque des bâtisseurs de ponts.

Pont d'Asnières


Le premier pont d'Asnières a été construit en 1826. Il remplace alors un bac, qui faisait la navette entre les deux rives de la Seine et qui a donné son nom au quartier du « Bac d'Asnières ».
En 1870, pendant la Commune, il est incendié. Complètement détruit par l'incendie, tout comme son voisin le pont de Clichy, il sera reconstruit en 1872 et connaîtra son heure de gloire : il fut immortalisé par Vincent Van Gogh par deux fois.
Le pont actuel d'Asnières, inauguré le 25 octobre 1908, est l'un des beaux ouvrages de l'époque des constructions en fer. Il fait partie des 12 ponts départementaux, construits entre 1874 et 1994 et témoignant de l'évolution des technologies et des styles, franchissent la Seine.
Ces dernières années, le pont d'Asnières a fait l'objet d'importants travaux : l'étanchéité, la réfection de la chaussée et la rénovation de la peinture.
Entièrement renové par le conseil génénral des Hauts-de-Seine, il affiche dorénavant fièrement ses nouvelles couleurs : bleu et gris et brille de mille feux une fois la nuit venue.

Pont de Levallois


A la fin des années soixante-dix, après un demi-siècle d'un service sans faille, le pont de Levallois ne brillait plus guère. Chaussée bosselée, garde-corps de guingois, corniches de fonte en équilibre précaire, rivets manquants, déformations d'éléments porteurs, manifestaient des ravages de la corrosion.
Mais le coeur de sa charpente était sain. Réparer ce témoin d'une époque, au lieu de le démolir, apparut meilleur à tous les points de vue. Pièce par pièce, le pont fur expertisé, opéré, amendé. Il reçu pour sa chaussée une chape en bitume armé, et pour ses garde-corps une suite de lames droites comme des épées, modernes mais assez fines pour piquer sans rompre son style originel.
Ce fut par la peinture qu'il se révéla. L'idée était claire Pourquoi vouer un ouvrage d'art au marron passe-partout ou au gris profil bas ?Pourquoi ne pas marquer ses lignes, dessiner les fonction de ses pièces, pour le rendre lisible, intéressant et beau ? Le projet parut fou à beaucoup, mais son défenseur Alain Spielmann trouva des alliés dans le département. Et l'idée s'exposa entre Levallois-Perret et Courbevoie, avec le vert des arcs,le beige des montants, le bleu du tablier d'un ouvrage enfin épanoui.
Dans la foulée, plusieurs ponts du département reçurent un robe multicolore adaptée à leur style propre.

Pont de Neuilly


Puissant, équilibré, le pont de Neuilly est un maillon crucial. Dans ses entrailles transitent tous les messages télécom entre l'est et l'ouest de la France. Avec 150 000 véhicules-jour, c'est le pont urbain le plus circulé d'Europe. Conçu dans les années 30, achevé sur fond de guerre, il a dignement relevé son illustre ancêtres que Perronet, fondateur de l'Ecole des ponts et chaussées, lançait au même endroit un siècle et demi plus tôt : tablier horizontal, arches surbaissées, piles affinées, le soucis d'innovation était déjà flagrant sur cet axe essentiel au temps de Louis XV.
Dans les années 80, quand la RATP voulut prolonger vers La Défense sa ligne de métro n°1, on chercha la solution la plus économique. Le passage sous le fleuve était coûteux. Restait l'air libre et le pont de Neuilly. Les réactions furent vives. Mais la RATP proposa de coupler à l'opération la mise en souterrain de l'avenue Charles de Gaulle, à Neuilly. L'argument porta.

Pont de Puteaux


En 1895, après des décennies d'attente, Puteaux reçut enfin ses ponts métalliques. Le fleuve se traversait jusqu'alors par Suresnes ou Neuilly, et le nouveau tissu industriel de la ville exigeait des liaisons plus directes avec la capitale, point d'écoulement de ses produits et source de matières premières.
Au passage, la paysage bucolique de l'île reliée désormais aux rives fut radicalement transformé. Les actuels ponts, achevés en 1981, ont permis de développer le caractère végétal et sportif de ce site.

Pont de Suresnes


Le béton armé du pont de Suresnes cache la structure d'acier à laquelle il doit son extrême finesse néoclassique, voulue par l'architecte Théo Sardal. Ouvert à la circulation en 1951, son étude technique et esthétique date du milieu des années 30 : le style de ses hauts réverbères, surplombant chacun des deux bancs réservés aux flâneurs, ne trompe pas. Les pylônes prévus côté Suresnes, qui devaient servir à cette ville de porte monumental, ne virent jamais le jour. L'ouvrage manifeste assez de sobre distinction pour qu'il n'y ait rient à regretter.

Pont de Saint Cloud


Saint-Cloud est l'une des premières villes à se parer d'un pont en 841. Il ne s'agit alors que d'une simple passerelle. Mais ce modeste ouvrage oblige cependant les armées de Charles le Chauve à camper entre Saint-Denis et Saint-Cloud, afin « d'empêcher l'armée de Lothaire, son frère, d'y passer ». Construit en 1940, le pont actuel de la ville est un grand ouvrage métallique.

Pont de l'autoroute A 13


Une sortie de tunnel, puis une rampe, puis un viaduc, puis un pont, puis une voie en remblai, puis une voie en déblai et enfin un autre tunnel ...
La convergence qui présida à la naissance de ce souple serpent de béton, l'architecte Daniel Badani en fut l'initiateur. « Il faut mener  les clients du tunnel de Saint Cloud à l'autre côté de la Seine en un seul coup de fouet. » déclara-t'il. Ses partenaires, ingénieurs de Campenon-Bernard et responsables de l'Equipement acquiescèrent et Suvrèrent tous dans le même sens. Si bien que la phrase est désormais inscrite dans le profil de l'ouvrage.
Depuis 1978, de jours ouvrables en jours fériés, l'ouvrage marque l'épanouissement d'un nouveau mode de vie : la civilisation de loisirs, bien sûr, les départs en Normandie et aussi l'intensification des échanges quotidiens entre la capitale et son aile ouest.

Pont des usines Renault


Construit en 1928 par les Etablissement Daydé pour le compte de Renault, cet ouvrage aérien et novateur tient compte du gabarit important imposé par la navigation, 6 mètres au dessus des hautes eaux. Au temps de son usage, il donnait passage à deux voies dot une voie ferrée. Alors que l'île Seguin, qu'il relie à Boulogne-Billancourt, va changer de visage, il devrait survivre à la métamorphose et tenir un nouveau rôle.

Pont de Billancourt


Ici, c'est la nécessité technique qui a imposé, sur le grand bras, cette pile unique dont la proue se relève en pare-péniche. Pour les responsables du projet, il fut assez facile d'obtenir de la municipalité d'Issy-les-Moulineaux qu'on l'orne d'une sculpture. Avec ses ailes d'acier inox, l'Suvre choisie évoque délibérément les industries aéronautique et automobile, fleurons patrimoniaux des deux communes riveraines.

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L'illumination des ponts départementaux

Lire le livre "Les ponts dans les Hauts-de-Seine" édité par le conseil général dont sont issues la majeure partie des informations ci-dessus.
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